• 8 februari 2026 12:50 AM

9 décembre 2025

Le mardi 9 décembre 2025, au Parlement européen à Bruxelles, Claude Moniquet a prononcé une intervention consacrée à la guerre au Soudan et aux forces qui, selon Claude Moniquet, pèsent en arrière-plan. Le communiqué de presse situe l’intervention de Claude Moniquet dans la matinée, sans préciser l’heure de début. Claude Moniquet a décrit la guerre, déclenchée le 15 avril 2023, comme un conflit que les Nations unies présentent comme « la plus grande crise humanitaire et de déplacement au monde ».

Claude Moniquet et le cadre de son intervention

Claude Moniquet, né le 3 mars 1958 à Bruxelles, est un journaliste français à la retraite. Selon la biographie communiquée, Claude Moniquet a travaillé principalement avec L’Express et Quotidien de Paris. Claude Moniquet a aussi été agent de la DGSE, le service français de renseignement extérieur, et Claude Moniquet dit avoir opéré largement en Europe de l’Est et dans les Balkans. Au Parlement européen, Claude Moniquet a été présenté comme une voix qui s’appuie à la fois sur l’expérience journalistique et sur un parcours de terrain dans le renseignement.

Claude Moniquet sur l’attention européenne et la responsabilité des violences

Claude Moniquet a souligné que les crimes graves commis au Soudan font régulièrement l’objet d’alertes et de récits, mais que ces informations entraînent rarement, en Europe, une réaction comparable à celle observée depuis octobre 2023 autour de la guerre à Gaza. Claude Moniquet n’a pas posé ce constat comme un jugement moral, mais comme une observation sur la visibilité, l’empathie et la pression politique. Claude Moniquet a aussi insisté sur un point de méthode : les violations du droit humanitaire ne relèvent pas, selon Claude Moniquet, d’un seul camp, et les Forces armées soudanaises comme les Rapid Support Forces sont associées à des exactions.

Claude Moniquet sur les racines de la guerre

Claude Moniquet a précisé que son propos visait moins à décrire le drame humain qu’à comprendre les mécanismes de puissance qui structurent la guerre et ses possibles évolutions. Claude Moniquet a mis en garde contre une lecture trop réductrice qui ramènerait tout à une rivalité personnelle entre deux généraux, le général Abdel Fattah al-Burhan et le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti, chef des Rapid Support Forces. Pour Claude Moniquet, cette rivalité compte, mais elle masque une fracture plus ancienne.

Claude Moniquet a présenté le Soudan comme un pays traversé de longue date par une ligne de tension, schématiquement entre des groupes majoritairement arabo-musulmans au nord et, au sud, une minorité d’Africains chrétiens ou animistes. Claude Moniquet a replacé cette fracture dans une succession de guerres civiles et de coups d’État, en rappelant la période 1955-1972, puis la guerre de 1983-2005 que Claude Moniquet relie à des tentatives d’imposer la charia à l’ensemble du pays. Claude Moniquet a mentionné la sécession du Soudan du Sud en 2011, qu’il décrit comme un État d’environ 12 millions d’habitants, majoritairement chrétiens et animistes. Claude Moniquet a également évoqué le Darfour, où le conflit commencé en 2003 s’est accompagné, selon Claude Moniquet, d’une tuerie de masse ayant fait entre 150.000 et 400.000 morts, et où des milices se sont constituées avant de se greffer plus tard aux Rapid Support Forces.

Claude Moniquet sur Al-Bashir, les Frères musulmans et la rupture de 2023

Claude Moniquet a rattaché la configuration actuelle au coup d’État de 1989, lorsque le général Omar al-Bashir a pris le pouvoir et a gouverné, selon Claude Moniquet, pendant trois décennies. Claude Moniquet a cité Hassan al-Turabi, figure des Frères musulmans au Soudan, comme allié politique essentiel d’Al-Bashir à cette époque. Claude Moniquet a évoqué une rupture ultérieure entre les deux hommes, tout en affirmant qu’Al-Bashir est resté engagé dans une ligne islamiste.

Claude Moniquet a ensuite rappelé la chute d’Al-Bashir en 2019 après quatre mois de manifestations, et la phase de transition civilo-militaire menée par Abdallah Hamdok, qui annonçait des réformes et une réorientation internationale. Claude Moniquet a relié cette phase aux accords d’Abraham, dans lesquels le Soudan était présenté comme un acteur important. Claude Moniquet a estimé que cette trajectoire a été interrompue deux ans plus tard par un nouveau coup d’État mené par al-Burhan et Hemedti. Claude Moniquet a situé l’amorce immédiate de la guerre actuelle dans la volonté d’al-Burhan d’intégrer les Rapid Support Forces au sein de l’armée nationale, ce qui a conduit, en 2023, à l’affrontement ouvert.

Claude Moniquet sur les réseaux islamistes autour de l’armée

Claude Moniquet a dit ne pas chercher à disculper les Rapid Support Forces, auxquelles Claude Moniquet attribue une responsabilité lourde dans des crimes. Claude Moniquet a toutefois soutenu que l’armée, façonnée sous Al-Bashir, serait, selon Claude Moniquet, pénétrée par les Frères musulmans, y compris dans certaines structures de renseignement, tandis que les Rapid Support Forces seraient, selon Claude Moniquet, fermement anti-islamistes.

Claude Moniquet a insisté sur l’existence de milices islamistes agissant aux côtés de l’armée. Claude Moniquet a cité la brigade Bara bin Malik et l’a présentée comme un acteur clé dans certaines opérations. Claude Moniquet a mentionné un ordre de grandeur d’environ 20.000 combattants et a affirmé que leur appui pèserait, selon Claude Moniquet, dans les reprises de terrain.

Claude Moniquet a aussi évoqué l’héritage du NISS, la National Intelligence and Security Service, décrite par Claude Moniquet comme un appareil de renseignement et de contrôle politique sous Al-Bashir. Claude Moniquet a indiqué qu’après la dissolution et la transformation officielle du NISS, de nombreux cadres et ex-membres seraient restés actifs et que certains combattraient aujourd’hui, selon Claude Moniquet, aux côtés de l’armée.

Claude Moniquet a tiré de cette lecture une conclusion politique : Claude Moniquet estime plausible que la direction militaire, et al-Burhan en particulier, s’appuie sur des réseaux islamistes, avec un retour d’influence d’anciens du National Congress Party. Claude Moniquet a illustré ce point par la libération, après le coup d’État de 2021, de l’homme d’affaires Abdelbasit Hamza, présenté par Claude Moniquet comme un financeur important du Hamas et des brigades al-Qassam.

Claude Moniquet sur l’Iran, les Houthis et la guerre par drones

Claude Moniquet a ensuite expliqué pourquoi, selon Claude Moniquet, cet élément compte. Claude Moniquet a décrit le Hamas comme un mouvement issu de la branche égyptienne des Frères musulmans et a rappelé que le Hamas reçoit aussi un soutien de Téhéran. Claude Moniquet a reconnu que l’alignement entre extrémisme sunnite et régime chiite surprend, mais Claude Moniquet l’a jugé cohérent dès lors que l’idéologie et les adversaires communs priment sur les divergences doctrinales.

Claude Moniquet a soutenu qu’un schéma similaire serait visible au Soudan. Depuis 2023, a dit Claude Moniquet, l’Iran chercherait un rapprochement plus direct avec al-Burhan, les Houthis du Yémen jouant, selon Claude Moniquet, un rôle d’intermédiaire. Claude Moniquet a affirmé que des équipements, présentés comme de l’aide, se retrouvent en pratique sur le théâtre des opérations, et que cette assistance aurait favorisé, selon Claude Moniquet, des gains militaires, notamment à Khartoum.

Claude Moniquet a cité plusieurs systèmes mentionnés dans le communiqué, dont des drones Ababil-2, appelés Qasef-2K par les Houthis et Safaroog par l’armée, ainsi que des drones Mohajer-6 et Shahed-136 et des radars Fajr-1. Claude Moniquet a relié ces éléments à une stratégie iranienne qui, selon Claude Moniquet, vise une implantation en mer Rouge et de nouveaux leviers face à l’Arabie saoudite.

Claude Moniquet sur Gebreil Ibrahim et le rétablissement des liens avec Téhéran

Claude Moniquet a également mis en avant un acteur que Claude Moniquet juge insuffisamment pris en compte : Gebreil Ibrahim Mohamed Fediel, ministre des Finances et dirigeant du Justice and Equality Movement. Claude Moniquet a rappelé les liens historiques de ce mouvement avec Hassan al-Turabi et a présenté Gebreil Ibrahim comme un pilier du projet islamiste soudanais. Claude Moniquet a indiqué que Gebreil Ibrahim, après hésitations, s’est rangé du côté d’al-Burhan et aurait apporté, selon Claude Moniquet, plusieurs milliers de combattants.

Selon Claude Moniquet, le rôle le plus sensible de Gebreil Ibrahim concerne le rétablissement des relations avec l’Iran. Claude Moniquet a affirmé que Gebreil Ibrahim s’est rendu à Téhéran en novembre 2024 afin de renouer des liens restés distendus pendant des années.

Claude Moniquet sur la mer Rouge et l’intérêt européen

Claude Moniquet a terminé sur un avertissement stratégique. Si l’armée devait sortir victorieuse, Claude Moniquet anticipe un retour d’un pouvoir plus strictement islamiste et une présence iranienne renforcée au Soudan. Claude Moniquet a ancré ce scénario dans l’importance de la mer Rouge comme couloir majeur pour les flux énergétiques vers l’Asie. Claude Moniquet a ajouté que l’exposition de l’Europe est moindre, mais que l’enjeu demeure pertinent.

Pour Claude Moniquet, l’urgence est double : stopper les violences et éviter qu’un basculement géopolitique ne fasse du Soudan un point de friction durable, avec des effets bien au-delà de ses frontières.

Sources :
European Strategic Intelligence and Security Centre (ESISC), communiqué de presse, 9 décembre 2025
Biographie de Claude Moniquet fournie par l’organisateur

Andy Vermaut +32499357495