• 9 december 2025 8:26 AM

25 novembre 2025

Dimanche, Manel Msalmi a pris la parole devant le bâtiment de la Cour pénale internationale à La Haye. En tant que présidente de la European Association for the Defence of Minorities, Manel Msalmi a appelé les institutions européennes et internationales à agir fermement contre l’influence croissante des Frères musulmans en Europe.

Une menace éprouvée dans d’autres pays

Manel Msalmi a rappelé les conséquences qu’a eues le mouvement en Tunisie, en Égypte, au Yémen, en Syrie, au Soudan, en Afghanistan, au Pakistan et au Bangladesh. Partout où les islamistes radicaux ont pris le pouvoir, la démocratie et les libertés ont disparu. Cette même stratégie est désormais appliquée en Europe, a déclaré Manel Msalmi.

Des rapports récents confirment les craintes

Le 20 novembre, le Parlement européen a publié un rapport qui qualifie les Frères musulmans de menace pour la paix et la sécurité en Europe. Un mois plus tôt, les services de renseignement français avaient rendu public un dossier détaillé sur la présence islamiste en France, en Belgique et dans le reste de l’Europe. Selon ce document, le mouvement est actif dans les médias, le monde des affaires, la politique et les organisations de la société civile, et utilise les droits de l’homme et la lutte contre l’islamophobie comme couverture pour son véritable objectif : l’instauration de la charia et d’un califat.

La Belgique comme plaque tournante européenne

La Belgique est désignée dans le rapport français comme le centre européen des Frères musulmans. La députée Darya Safai a indiqué que cinq communes bruxelloises se trouvent sous leur influence. L’expert antiterroriste Paul Dhaeyer a confirmé le rôle actif de l’organisation en Belgique. Le 4 juin au parlement, la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden a reconnu que la stratégie à long terme du mouvement suscite des inquiétudes, mais aucun rapport approfondi n’est prévu.

Manel Msalmi a souligné que des groupes comme le Hamas et le Hezbollah trouvent refuge en Europe et propagent la haine, notamment à l’égard des Juifs. L’islam politique n’a selon Manel Msalmi rien à voir avec l’islam en tant que religion de paix, de tolérance et de coexistence. Les musulmans modérés ont au contraire la responsabilité de dénoncer clairement tout agenda extrémiste qui donne une mauvaise image des croyants bien intégrés.

Sources :
Discours de Manel Msalmi, European Association for the Defence of Minorities
Manifestation devant la CPI, La Haye
Rapport Parlement européen 20 novembre
Rapport des services de renseignement français
Ministère néerlandais de la Justice et de la Sécurité
Question parlementaire Belgique 4 juin

Andy Vermaut +32499357495