
Le mardi 24 mars 2026, un événement se tient au Parlement européen à Bruxelles, dans la Library, Spinelli 5D, autour de la santé mentale, de la prévention à l’ère numérique et de la protection des mineurs en ligne. La rencontre est accueillie par Ștefan Mușoiu, député au Parlement européen, et modérée par Andreea Marin. Elle réunit des responsables politiques européens, des représentants des autorités roumaines, des spécialistes de la santé, des experts technologiques et des acteurs de la société civile afin d’examiner comment mieux articuler outils numériques, expertise humaine et protection des jeunes.
La séquence consacrée aux perspectives européennes et nationales réunit Roxana Mînzatu, vice-présidente exécutive chargée des droits sociaux et des compétences, des emplois de qualité et de la préparation au sein de la Commission européenne, Victor Negrescu, vice-président du Parlement européen, Alexandru Rogobete, ministre de la Santé du gouvernement roumain, ainsi que les députés européens Vasile Dîncu, Andi Cristea, Adrian George Axinia et Brando Benifei, également co-rapporteur pour l’AI Act. Figurent aussi à l’agenda Iulia Matei, ambassadrice et représentante permanente de la Roumanie auprès de l’Union européenne, Andreea Pastarnac, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la Roumanie dans le Royaume de Belgique, Sabina Iosub, journaliste à Antena 3 CNN, Teodora Preoteasa, directrice de l’administration des fonds européens, et Sorin Mierlea, président d’InfoCons European Consumers Protection. L’intervention des organisateurs est assurée par Adrian Branco Raicovici, fondateur et CEO d’AIGENCY TECHSOLUTION S.R.L., et Adrian Ioan Buda, cofondateur et CMO de cette même société.
La dimension académique, médicale et clinique est notamment portée par Prof. Dr. Ana Maria Alexandra Stanescu, représentante nationale de la Roumanie au sein du European General Practice Research Network, cheffe du service de médecine familiale à l’Hôpital universitaire militaire central d’urgence “Dr. Carol Davila”, présidente de la commission de spécialité en médecine familiale au ministère de la Santé, directrice de doctorat et coordinatrice des médecins résidents. L’agenda mentionne également Maria Smith, conseillère en psychothérapie accréditée par la British Association for Counselling and Psychotherapy et présidente d’honneur de ROconect, Dr. Panait Laura Marina, spécialiste en médecine familiale et en ultrasonographie à la Foundation Research & Innovation, Dr. Alin Bob, expert médical et IA et cofondateur d’OncoNav, Bogdan Nicolae Enache, représentant de l’Agence nationale pour le sport, Dan Alexa, entraîneur principal du Politehnica Timișoara et promoteur de la résilience mentale dans le sport professionnel, ainsi que Monica Munteanu, experte en marketing digital.
Le champ psychiatrique, institutionnel et technologique est lui aussi largement représenté par Dr. Andrian Țîbîrnă, spécialiste en chirurgie générale et directeur général de l’hôpital clinique de psychiatrie “Prof. Dr. Alexandru Obregia”, Dr. Florina Rad, médecin-cheffe en pédopsychiatrie et maîtresse de conférences universitaire, Carmen Busi, psychothérapeute et psychanalyste, Victor Idricianu, directeur de l’hôpital psychiatrique et de l’établissement pour mesures de sûreté de Pădureni-Grajduri, Dr. Paziuc Lucian Constantin, psychiatre, docteur en sciences médicales et président de l’Association des hôpitaux publics de psychiatrie de Roumanie, et Dr. Băcilă Ionuț Ciprian, psychiatre, docteur en sciences médicales et président de l’Association roumaine de psychiatrie et de psychothérapie. Du côté technologique et institutionnel, figurent aussi Cristina Anania, directrice adjointe de l’Office roumain pour la science et la technologie auprès de l’Union européenne, Dr. ing. Adrian-Victor Vevera, directeur général de l’Institut national de recherche-développement en informatique de Bucarest, Dan Cîmpean, directeur de la Direction nationale de la cybersécurité, Georgiana Coșoveanu, présidente du comité Santé d’AmCham Romania, Alin Metesan, CEO et fondateur d’Escape IT, et Belciu Bogdan Ionut, consultant senior en management et fondateur de Valorem Management Consulting.
Par cette composition très large, le programme entend structurer un débat européen sur la santé mentale, la sécurité numérique, l’intelligence artificielle et la protection des mineurs dans l’espace en ligne. L’agenda officiel montre une volonté claire d’articuler politiques publiques, santé, technologie, sport, cybersécurité et protection des consommateurs dans une même logique de prévention.
Le Nouveau Guide Européen de Prévention
Le mardi 24 mars 2026, le Parlement européen a entamé l’examen du nouveau Guide européen de prévention, un document stratégique rédigé par Adrian Ioan Buda, Adrian Branco Detterer et Malvina Roșu qui répond à l’influence croissante de l’intelligence artificielle sur la vie émotionnelle et sociale des enfants et des jeunes. Ce guide propose des mesures concrètes destinées aux familles, aux écoles, aux plateformes numériques ainsi qu’aux décideurs politiques afin de mieux protéger la jeunesse dans un environnement numérique, tout en partant du principe fondamental que les mesures préventives s’avèrent nettement moins coûteuses que le traitement ultérieur des problèmes de santé mentale.
Loin de rejeter la technologie comme un phénomène intrinsèquement négatif, les auteurs reconnaissent les avantages réels de l’intelligence artificielle dans les domaines de l’éducation, de la recherche d’informations et du soutien thérapeutique. Ils soulignent toutefois que le véritable problème réside dans la conception de ces systèmes et dans leur consommation par des mineurs en l’absence d’un cadre de protection adéquat. À cet égard, la responsabilité de cette protection n’incombe pas exclusivement aux parents, à l’État ou à l’industrie technologique, puisqu’un effort simultané de l’ensemble de ces acteurs est jugé nécessaire pour sauvegarder la santé mentale de la génération actuelle.
Le guide poursuit quatre objectifs spécifiques, allant de l’analyse des mécanismes d’influence de l’IA sur la santé mentale à la création d’outils pratiques pour les éducateurs, tout en instaurant des normes de sécurité minimales pour les plateformes — en phase avec le DSA, l’EU AI Act et le RGPD — et une vision à moyen terme pour les politiques publiques. L’urgence de cette initiative est d’ailleurs étayée par les chiffres de la Commission européenne, qui estime le coût annuel des problèmes de santé mentale à six cents milliards d’euros, tandis qu’un rapport de l’OMS Europe de 2024 révèle que l’utilisation problématique des médias sociaux chez les adolescents est passée de sept pour cent en 2018 à onze pour cent en 2022.
Une analyse approfondie démontre qu’il est erroné de considérer les mineurs comme un groupe homogène. En effet, si les enfants de six à neuf ans sont principalement confrontés aux risques de contenus inappropriés via les assistants vocaux, l’accent se déplace pour les préadolescents de dix à treize ans vers la socialisation numérique et la pression des algorithmes de recommandation. Les adolescents de quatorze à seize ans courent quant à eux les risques les plus élevés à travers leurs interactions avec l’IA générative et les chatbots, développant souvent une dépendance émotionnelle envers des entités virtuelles, tandis que les jeunes de dix-sept ans et plus restent vulnérables à la pression de la performance et à la manipulation politique.
Enfin, le document pointe du doigt les algorithmes de recommandation de plateformes telles que TikTok et Instagram, qui sont optimisés pour l’engagement plutôt que pour le bien-être, favorisant ainsi une exposition graduelle à des contenus nocifs. De même, les chatbots conversationnels créent un risque de dépendance à des interactions dépourvues de réciprocité réelle, alors que les filtres IA contribuent à des idéaux de beauté inaccessibles. En conclusion, le guide alerte sur l’usage de l’IA adaptative dans les jeux vidéo, dont les principes s’apparentent aux jeux de hasard et entraînent un potentiel addictif considérable.
(Contact : Andy Vermaut +32499357495 – denktankcarmenta@gmail.com)
